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Collègues agressés : intolérable

Le SNALC a été stupéfait d’apprendre le cas d’une double agression ayant eu lieu vendredi 8 dans
l’après-midi dans deux établissements de l’Isère (académie de Grenoble).
Un professeur à la sortie de son lycée (Grenoble) a été violemment pris à partie par trois individus
encagoulés, il a dû être conduit aux urgences pour des soins. Au même moment, dans la salle des
professeurs d’un collège (Isle d’Abeau), un enseignant a été agressé par un parent d’élève, les médecins
lui prescrivent 5 jours d’ITT.
Le SNALC apporte son soutien aux enseignants victimes de violences et estime ces faits inacceptables. Si
l’enquête de police doit encore déterminer les motifs des violences à Grenoble, l’agression perpétrée dans
l’enceinte d’un collège de l’Isle d’Abeau est sans conteste une remise en cause de l’autorité du professeur.
Le Rectorat, par la voix du Directeur de cabinet, a assuré au SNALC que des cellules d’écoute ont été
déployées auprès des équipes concernées et que la protection juridique fonctionnelle a été activée pour
l’enseignant de l’Isle d’Abeau victime d’une agression dans le cadre de ses fonctions.
Le SNALC est satisfait de la réactivé des services académiques mais regrette l’absence de politique
ambitieuse d’accompagnement des personnels.
Le SNALC est effaré de constater la multiplication ces derniers mois des cas d’agressions et de violences
physiques contre des enseignants partout en France.
Nous constatons quotidiennement des faits d’intimidation, d’agression verbale ou de menace physique
répétés à l’encontre des professeurs. L’autorité des enseignants est de plus en contestée par la société, ce
fait est de nature à renforcer la défiance des professeurs vis à vis de l’institution.
Ces violences sont trop souvent étouffées par les chefs d’établissement, si elles ne sont pas niées par
l’administration. Le SNALC se bat aux côtés des personnels agressés pour faire valoir leur statut de
victime auprès du Rectorat et les accompagner dans leurs démarches administratives et judiciaires.
Le SNALC appelle le Ministère à une réaction concrète. Les annonces d’octobre dernier ne sont pas
satisfaisantes, et le plan violence n’en finit plus de se faire attendre. Il serait bon de se fixer des priorités.
Pour le SNALC, lutter contre la violence et la dégradation des conditions d’exercice de nos métiers en est
une, et devrait occuper l’ensemble des services du ministère.
Bureau académique du SNALC