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REVALORISATION SALARIALE : C’EST (MAL) PARTI !

Article rédigé par Danielle ARNAUD, secrétaire nationale du SNALC chargée du secteur des contractuels

Dans notre lettre d’information spéciale AESH n°20, nous vous présentions la nouvelle grille de rémunération des AESH entrée en vigueur le 1er septembre 2021, ainsi que les grands principes du reclassement dans cette nouvelle grille.

Une instruction ministérielle, en date du 10 septembre, vient d’être adressée aux recteurs d’académie afin de préciser les modalités de mise en œuvre de la revalorisation des AESH.

Le SNALC en a décrypté l’essentiel pour vous.

  • Les AESH justifiant d’un premier CDD d’AESH seront reclassés au premier échelon de la grille (Indice majoré 335).
  • Les AESH justifiant au minimum d’un deuxième CDD d’AESH seront reclassés au deuxième échelon de la grille (Indice majoré 345). Ces CDD sont pris en compte indépendamment du fait qu’ils soient continus ou discontinus, et indépendamment du fait qu’ils soient allés à leur terme ou non.
  • Les AESH justifiant d’un CDI seront reclassés au troisième échelon de la grille (Indice majoré 355).

 

Pour le SNALC, reclasser tous les AESH en CDI à l’échelon 3 est intolérable et surtout cela va l’encontre de ce qui nous avait été promis par le ministère lors des discussions sur le reclassement en juin et juillet derniers.

Si le SNALC obtient la preuve que tous les AESH en CDI ont effectivement été reclassés à l’échelon 3, sans avancement automatique et immédiat à l’échelon 4 pour les AESH ayant entre 3 ans et 6 ans d’ancienneté, voire l’échelon 5 pour une ancienneté supérieure à 6 ans, il agira.

Ainsi, il ne manquera pas de communiquer sur la faculté exceptionnelle de notre ministère à mentir, et de facto sur le mépris pérenne affiché à l’égard des AESH et des organisations syndicales qui les représentent, de porter la mascarade en Comité Technique Ministériel, de demander une audience à Monsieur Blanquer et d’appeler à de nouvelles actions, bien au-delà de la journée de mobilisation du mardi 19 octobre.

Si le ministère avait convoqué les organisations syndicales, dont le SNALC, pour rédiger une circulaire et non une instruction ministérielle seul dans son coin, comme il s’y était engagé – un mensonge de plus – nous n’en serions peut-être pas là aujourd’hui…

L’absence de dialogue social – ou un simulacre de dialogue social – mène souvent au foutoir social !

L’instruction ministérielle demande aux recteurs de mener les opérations de gestion de manière à ce que le reclassement soit traduit au plus tard sur la paye du mois de novembre.

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