Enquête : Prêts à rentrer le 11 mai ? – Revendications liées à des situations particulières induites par le confinement

Enquête : Prêts à rentrer le 11 mai ?

Revendications liées à des situations particulières
induites par le confinement

Synthèse d’Anne MUGNIER, Présidente académique


Pour consulter la synthèse globale des résultats de notre enquête, rendez-vous sur notre article :

Prêts à rentrer le 11 mai ? – Résultats détaillés de notre enquête


QUESTION : Quelles sont vos revendications éventuelles par rapport à ces situations ?

La crise sanitaire a eu des conséquences sur la gestion des carrières, des concours et des examens.

I. Admissibles à un concours interne : 14 personnes concernées, 14 avis exprimés

  • 10 souhaitent l’annulation pure et simple des oraux (actuellement prévus en septembre), sur le modèle de ce qui est prévu pour les candidats à un concours externe n’ayant pas encore passé les écrits.

Plus de la moitié d’entre eux souhaitent que tous les admissibles soient admis, quitte à ce qu’il y ait un réajustement des postes  ou une année blanche sans concours interne l’année suivante. D’autres suggèrent une admission en fonction du classement des admissibles. Enfin, des candidats à l’agrégation souhaitent que la biadmissibilité soit un critère d’admission automatique.

  • 3 proposent le maintien de l’oral, mais pour une organisation en juin ou début juillet.


POSITION DU SNALC

Le SNALC demande que les admissibles à un concours interne soient traités de la même manière que les candidats aux concours externes, et que leur admission puisse être effective dès la rentrée prochaine afin qu’ils puissent être lauréats et stagiaires en 2020-2021. Cela implique que les oraux n’aient pas lieu en septembre, et que d’autres modalités d’admission soient proposées.


II. EAF oraux : 71 personnes concernées, 64 avis exprimés

  • Une grande majorité (44 professeurs) souhaitent l’annulation des oraux, et la prise en compte du contrôle contenu comme pour les autres disciplines. Certains dénoncent le fait que les enseignants de lettres seraient les seuls à être exposés, d’autres précisent qu’avec le confinement, les élèves défavorisés, supposés être bénéficiaires de l’exercice oral, sont justement les moins bien préparés
  • 13 professeurs de lettres préfèrent que l’examen soit maintenu, du moment que les précautions nécessaires sont prises : moyens de protection, masques et gel pour tous, un élève par salle, respect des distances, convocations à des horaires stricts, bordereaux simplifiés. Un professeur propose que l’examen ait lieu en interne et que les enseignants examinent les élèves de leur établissement. Plusieurs demandent par ailleurs de la considération pour leurs conditions de travail : que les oraux n’aient pas lieu pendant les grosses chaleurs, qu’il y ait moins de candidats par examinateur, que du temps soit dégagé pour la préparation. Enfin, un professeur de collège souhaite que le rectorat anticipe la convocation des professeurs de collège et évite de les prévenir au dernier moment.
  • Enfin, pour 6 enseignants, il faut que l’examen soit reporté à début septembre. L’un d’eux demande que le programme de 1re soit reconduit à l’identique l’an prochain.
  • 1 enseignant, personnel à risque, souhaite être dispensé de l’examen.


POSITION DU SNALC

Le SNALC a signé un courrier intersyndical demandant l’annulation de l’épreuve. Il n’est tout simplement pas possible de la maintenir puisque les lycées ne rouvriront pas avant, au minimum, le mois de juin. Même si le SNALC est attaché aux épreuves terminales du BAC, c’est à ses yeux l’impératif sanitaire qui doit primer. De plus, la préparation de l’épreuve a été largement amputée par le confinement.

III. Rendez-vous de carrière : 77 personnes concernées, 42 avis (ou réflexions) exprimés

  • Pour 18 personnes concernées, le RDV de carrière doit simplement être reporté à l’an prochain (au 1er trimestre, voir au 1er semestre).
  • 10 autres préfèreraient que leur RDV soit basé sur un simple entretien avec leur inspecteur (ou le chef d’établissement), possiblement organisé dès cette fin d’année en distanciel. Un professeur précise qu’il ne pourra être inspecté l’année prochaine.
  • Pour 4 personnes, la hiérarchie doit reconnaître l’investissement fourni pendant la crise sanitaire et l’utiliser comme critère d’évaluation.
  • 2 personnes concernées proposent que les avis se basent simplement sur les inspections précédentes.
  • Pour finir, quelques remarques isolées : demande de bienveillance, demande d’être informé de l’annulation ou du report, et même une demande d’annulation avec accélération automatique. D’autres ont bien eu leur rendez-vous de carrière, mais souhaiteraient recevoir leur rapport avant les grandes vacances.


POSITION DU SNALC

Le SNALC a discuté du report des rendez-vous de carrière avec la DGRH. Ceux-ci auront lieu au cours du premier trimestre. Les rectorats auront jusqu’au 15 janvier 2021 pour notifier les appréciations finales.


IV. Stagiaires en attente d’inspection : 21 personnes concernées, 13 avis exprimés

De nombreuses demandes sont formulées : titularisation en juin, validation automatique des stagiaires ayant récolté des avis positifs, suppression du mémoire ou soutenance en visioconférence. On trouve aussi une demande d’informations et de calendrier précis, de bienveillance, sachant que l’INSPE est décrié pour son manque d’écoute et sa surdité par rapport aux difficultés des stagiaires.

POSITION DU SNALC

Le SNALC demande qu’il y ait un maximum de titularisations avant l’été pour démarrer au mieux en septembre prochain, quitte à alléger les conditions de titularisation. Il ne faut pas que des stagiaires subissent une prolongation de stage due à des circonstances qui ne sont pas de leur fait, comme un défaut de suivi, par exemple. Le jury ne doit pas refuser de se prononcer au motif qu’il ne dispose pas d’assez d’éléments : le stagiaire n’en est pas responsable. Il faut aussi éviter les disparités d’un jury à l’autre (qu’une même situation soit validée par un jury, et aboutisse pour un autre à une prolongation de stage par manque d’éléments). Le tuteur et les formateurs sont en capacités d’émettre des avis pour la période de septembre à mi-mars, y compris sur les stagiaires en difficulté qui ont cependant progressé, de sorte que la validation était prévisible à la fin de l’année. Par conséquent, sauf pour un dossier qui contient des alertes écrites des tuteurs et des formateurs, la titularisation doit être la règle et le renouvellement l’exception. On doit arriver au moins aux proportions de validation d’une année ordinaire.


V. Autres

CAPPEI : 4 candidats concernés

Plusieurs candidats demandent le maintien des oraux et proposent une organisation de l’épreuve en visioconférence.

POSITION DU SNALC

Le SNALC fera le point avec la DGESCO et la DGRH au sujet des certifications, qui sont déconcentrées et gérées par les rectorats.

Enfin, un candidat à un concours externe qui se déroulera en juin souhaite que les écrits tiennent compte des compétences attendues à l’oral.

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