Le CSA-SD 73 de carte scolaire 1er degré s’est tenu début mars.
L’inspection académique de la Savoie prévoit de fermer 36 classes à la rentrée prochaine et d’en ouvrir 5.
Toutefois, elle assure continuer à mettre les moyens, en améliorant le taux d’encadrement des élèves de maternelle et élémentaire, en accompagnant davantage les territoires ruraux et de montagne avec 2 postes et demi, et en poursuivant l’accompagnement renforcé des élèves les plus fragiles.
Ouvertures et fermetures de classes
La déclaration liminaire du SNALC Grenoble :
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
Mesdames et messieurs les membres du CSASD,
La carte scolaire qui se prépare pour la rentrée 2026 est vécue, dans nos écoles comme une attaque directe contre le service public d’éducation et nos conditions de travail. Profitant de l’aubaine de la baisse de la démographie française, notre Ministre fait le choix de l’économie, plutôt que celui de la qualité. Nous aurions préféré un choix en adéquation avec les déclarations qui affirment que l’éducation est une priorité. Des investissements à la baisse se traduisent concrètement sur le terrain par la dégradation des conditions d’apprentissage des élèves et des conditions de travail des personnels.
L’école en avait-elle besoin ou pouvait-elle se le permettre ? Au SNALC, nous affirmons que non. Les personnels sont de plus en plus en surmenage, en proie aux tensions entre leur professionnalisme et la réelle possibilité d’accomplir leur mission, le mal-être grandit au fur et à mesure de la dégradation des conditions de travail. L’éducation de nos enfants ne peut pas se faire sur la souffrance des personnels. Elle n’est pas une charge financière, elle est un investissement, comme le confirme l’Institut des Politiques Publiques : « la réduction du nombre de personnel n’est pas une opération rentable sur le long terme, puisque pour un euro économisé, neuf euros sont perdus pour la société. »
Sur le terrain, nous savons bien ce que cela signifie : des classes trop chargées, moins de temps pour chaque élève, une inclusion scolaire toujours plus dégradée, des directrices et directeurs et des équipes contraintes de faire toujours plus avec toujours moins. Pour ouvrir, il faudra fermer encore plus de postes ailleurs. C’est une logique purement comptable, à rebours de tous les discours officiels sur la réussite de chaque élève, l’école pour tous, la proximité avec les familles.
Au SNALC, avec la suppression dans notre département de 31 classes dans le 1er degré, nous dénonçons que nos élèves, nos écoles, nos collègues deviennent des variables d’ajustement budgétaire.
Le SNALC le dit clairement : nous refusons les fermetures sèches quand les besoins éducatifs restent élevés. Nous refusons que la baisse des effectifs serve de prétexte à un désengagement de l’État. Nous exigeons une dotation en postes qui permette réellement de réduire les effectifs par classe, de renforcer le remplacement, l’aide spécialisée, l’accompagnement des élèves à besoins particuliers ou à difficulté d’expression comportementale, d’assurer à chaque directrice et directeur d’école une décharge hebdomadaire indispensable.
Sans moyens supplémentaires, la « réussite de tous » reste un slogan creux.
Le Budget de l’Éducation nationale ne doit plus être envisagé comme une dépense mais comme un investissement à long terme.




